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4 sept. 2012

ROCK EN SEINE 2012: Day 1

Crédits: www.onvillanuit.com

On reprend du service avec le festival qu'on affectionne tout particulièrement chez Psychedelic Electric: Rock en Seine. Cette année le festival fêtait ses 10 ans et sortait le grand jeu pour sa programmation. Retour sur cette journée d'ouverture de Rock en Seine 2012. 

 

Notre journée à Rock en Seine débute avec le concert de Grimes sur la scène Pression Live. La jeune canadienne arrive sur scène quelques minutes avant pour faire ses balances pour le plus grand plaisir des fans ayant fait le déplacement spécialement pour elle. Claire Boucher, aka Grimes, nous balance le premier morceau de son live dans la foulée à tel point qu'on ne sait pas vraiment si c'est toujours un essai pour les balances ou pas. Il semblerait que non puisqu'elle enchaine avec un titre qu'on connait bien, "Oblivion", et le public commence timidement à danser. Les titres s'enchainent et un danseur sous acides entre sur scène sur "Circumambient", de quoi nous distraire pendant que Grimes s'amuse avec ses machines. Le problème avec Grimes et son univers décalé c'est que, lorsque l'on décide de la suivre dans son trip, le temps passe à une vitesse incroyable. La dernière chanson s'achève et on en redemanderait encore une fois, 30 minutes n'étant vraiment pas assez pour un tel concert.

Cependant la pluie commence à arriver et deux choix s'offrent à nous: affronter le mauvais temps devant un concert ou essayer de se mettre à l'abri. On opte pour la deuxième solution même si la cause semble être perdue d'avance. Pluie 1 - Psychedelic Electric 0. C'est en flânant de scène en scène que l'on tombe sur la surprise du jour: The Knux. Les deux frères envoient du lourd, du très lourd. Une sorte de hip hop/rock, un mix plutôt original et qui semble fonctionner auprès du public de Rock en Seine. Un bon point pour eux, un bon moment pour nous. J'aurai aimé vous dire que moi aussi j'étais au concert des Shins, mais non, l'appel de Para One a été plus fort.


Crédits: www.onvillanuit.com
Le dude entre en scène et nous balance en pleine face "When The Night", issu de l'excellent Passion, et autant vous dire que ça bouge sûrement bien plus que devant The Shins. Le public ne perd pas une seconde et se met déjà dans l'ambiance électro. Il faut dire que derrière Para One, une nuit chargée en électro s'annonce: le crew de Bromance Records a répondu présent à l'invitation de Rock en Seine pour notre plus grand plaisir.

Nous délaissons le talentueux Para One pour la scène Pression Live, déjà prête à accueillir les artistes du label le plus prometteur de cette année. Et c'est Club Cheval qui s'y colle: les quatre poulains enflamment la foule dès le premier morceau et leur set montera crescendo au fil des minutes pour terminer sur un grand bordel organisé. Panteros666, Canblaster, Sam Tiba et Myd quittent la scène à la nuit tombée pour laisser place à Gesaffelstein (apparemment très attendu de tous). Pas un projecteur n'est allumé sur scène lorsque le DJ arrive et commence son set avec un morceau sombre et angoissant avant de nous balancer "OPR" en pleine face. Une chose est sûre: Gesaffelstein n'est pas là pour te mettre à l'aise, le dude a l'air de prendre un malin plaisir à jouer des morceaux dévastateurs, précis et prêts à réveiller la part la plus malsaine de chaque membre du public. La techno que nous offre Gesaffelstein et puissante, oppressante mais justement dosée. Un set parfaitement maitrisé et acclamé par la foule (et, soyons honnête, surtout par la gente féminine) du début à la fin.

Crédits: Christophe Canus.
Mais 23h sonne et une autre pointure de l'électro française est attendue, le DJ qui a donné vie à Bromance, oui je veux bien sûr parler de Brodinski. Un dilemme se posait face à nous à ce moment-là: rester pour Brodi ou aller voir C2C. Une seconde d'hésitation puis finalement notre amour pour Bromance a pris la main. Les sets de Brodinski n'ont quasiment plus de secrets pour la team de Psychedelic Electric seulement il faut bien avouer qu'à chaque fois on passe un bon moment. Brodinski c'est un peu le mec qui m'a réconcilié avec le rap en soirée, il a le don de mélanger les styles tout en finesse et cohérence qu'on se retrouve à danser aussi bien sur "Gare du Nord" de Carte Blanche que sur "Ni**as In Paris" de Kanye West & Jay-Z. Non vraiment Brodi, après ce set à Rock en Seine, la team PE n'est plus qu'amour éternel pour Bromance Records, c'est officiel.

13 juil. 2012

Frank Ocean - Channel Orange



J’ai lu pas mal de reviews de cet album avant de me mettre à écrire la mienne, et la plupart étaient très justes, très enthousiastes mais dans chacune, une partie conséquente parlait de sa lettre sur son tumblr publiée il y a quelques jours au dépend de son album. J’ai trouvé ça sérieusement déplacé alors je voudrais juste vous faire partager quelque chose que j’ai lu et qui m’a paru le conseil le plus intéressant que je puisse vous donner avant d’écouter ce bijou : « Ocean isn’t a gay artist, he’s an artist » (djbooth.net).

Voilà, Channel Orange est donc le premier album de Frank Ocean, sa mixtape Nostalgie/Ultra avait fait de lui le seul concurrent valable de The Weeknd dans le Rnb actuel, cet album lui vaut (momentanément) le trône. Et il conquiert le trône car là où The Weeknd exprime sa noirceur avec un champ lexical relativement restreint, Frank Ocean est un vrai songwriter, ou plutôt un « storyteller ». On pouvait s’en douter rien qu’à l’écoute de ses lignes sur No Church In The Wild (Watch The Throne) : « What’s a king to a god ? What’s a god to a non believer ? » , 4 lignes plus percutantes que chacun des couplets de Kanye & Jay-Z. On aborde l’amour, les drogues, les jeunes et l’argent, enfin rectifions : nous, on se laisse plutôt guider pendant que Frank Ocean nous décrit sa vision de ces thèmes. Derrière son écran on a l’impression de se promener lentement en voiture des quartiers riches dans Super Rich Kids aux recoins les plus sombres de l’Arkansas dans Crack Rock, la musique nous expliquant ce qu’on est en train d’observer.

 L’album s’ouvre sur Thinkin bout you. Le titre était déjà sorti l’été dernier sur son tumblr, je pense que depuis vous avez pu constater la beauté et le romantisme de cette chanson, ouverture magistrale. Une interlude de 40 secondes à peine, Fertilizer avant de retrouver Sierra Leone, puis Sweet Life. Sweet Life ou encore Lost (un peu plus loin dans l’album) ont quelque chose d’ironique « Keepin' it surreal, My TV ain't HD, that's too real”. Il y décrit une vie douce, facile mais qui se passe dans l’ignorance, le superficiel. Ce constat continue avec Super Rich Kids où il est en featuring avec Earl Sweatshirt (l’enfant terrible d’Odd Future). Clairement une critique des jeunes fils à papa qui boivent « too many bottles of this wine we can’t pronounce ». Des considérations très superficielles qui amènent à dire « close your eyes for what you can’t imagine ». Pilot Jones suit, retour et vertiges de l’amour. Une histoire d’amour déçue mais qui continue grace ou à cause de la nostalgie, certains s’y reconnaitront surement.
 Crack Rock raconte ensuite tous les déboirs de drogue, redescente sur terre avant de repartir avec ce qui fut le premier titre officiellement sorti, Pyramids. Un OVNI de 10 minutes, 2 chansons en une, un titre implaccable qu’on garde en tête. La première partie ressemble à la descirption d’un rêve, une histoire d’amour avec Cleopatre, et au changement de beat , le retour dans la réalité, un club de strip tease. Une lenteur qui berce littéralement la deuxieme partie du titre, un des plus beau que j’ai pu écouter. Les morceaux suivants s’enchainent avant d’arriver à Bad Religion. Bad Religion est une confidence, le titre décrit sa difficulté à trouver une religion qui le laisse aimer l’homme qu’il aime. Laissez aux autres les polémiques sur sa pseudo islamophobie, Frank Ocean vient directement à vous, il n’y plus de limite entre l’artiste et le public sur ce titre.
Pink Matter suit, à peine le temps de reprendre son souffle. Le featuring avec Andre 3000 est magistral. Encore un titre sur l’addiction, mais à un amour, Andre 3000 et Frank Ocean éliminent la concurrence, chaque ligne est une citation potentielle, grandiose. Dernier arrêt de ce road trip émotif End/Golden Girl avec Tyler est le happy end qu’on attendait plus. Une histoire d’amour qui marche, mais bizarrement la chanson n’est pas très audible, un peu floue et vaporeuse, voire irréelle, le mystère clôture cet album.

 Vous l’aurez compris pour moi on a l’album de l’année, facile. Je n’ai pratiquement pas parlé avec des termes musicaux dont vous raffolez peut-être parce que si vous ne comprenez pas ce dont cet album parle, vous ne comprendrez pas les morceaux, l’intérêt et l’intensité des mélodies. La production de l’album, par Frank Ocean ou encore Pharell Williams sublime un talent immense, qui malgré les polémiques ou jugements sectaires qu’on pourra lui préter tous les deux jours, est inaliénable. Pour moi, livrer un album comme celui-ci au grand public est une preuve de confiance et de sincérité qui ne peut laisser insensible aucun amateur de musique.

A noter que Frank Ocean sera en concert à Rock en Seine le 24 aout.



10 juil. 2012

La playlist à emporter pour Rock en Seine

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Coucou les loulous. On revient avec une nouvelle playlist et pas mal d'idées qui fleurissent dans nos têtes (mais ça on vous en parlera en temps voulu). Rock en Seine arrive à grand pas et comme chaque année c'est LE festival qui vient clôturer l'été, enfin cette année sera une exception puisque nous avons été privés d'été. Ceci dit, nous, on ne vous prive pas de notre playlist à emporter avec vous sur la route du festival puisqu'on a regroupé nos groupes/artistes coups de cœur de cette édition 2012 du festival.

16 mai 2012

Entre pluie et boue mon coeur balance [Edition 2012]

La saisons des festivals va bientôt commencer, comme chaque année nous n'allons pas vous lâcher dans la nature sans vous donner les quelques festivals qui, à notre sens, sont incontournables.


Cette année encore nous ne dérogerons pas à la règle de Solidays. Une bonne cause (la lutte contre le Sida), une superbe ambiance, de très bon concerts et des soirées electro qui vous feront danser jusqu'au bout de la nuit. Solidays est incontestablement le festival qui ouvre la saison, qui met de bonne humeur. Côté programmation The Kills, Metronomy, Concrete Knives, Miles Kane, Selah Sue, The Bloody Beetroots ou encore Kavinsky.



Les Eurockéennes de Belfort frappent très très fort cette année avec leur programmation: Justice, Jack White, Hanni el Khatib, François and the Atlas Mountain, The Kooks, Amadou et Mariam, Miles Kane, Lana Del Rey, Busy P, Kavinsky, SebastiAn et... The CURE.



Rock en Seine c'est le festival qui clôture l'été celui qu'on aime pour sa programmation à la fois authentique et toujours dans l'ère du temps. Rock en Seine on pourra repartir en adolescence avec Green Day, danser sur la pointe de l'electro française avec Agoria ou encore Brodinski x Gesafelstein x Club Cheval pour la Bromance party. Voir ou revoir des groupes indémodables comme The dandy Wharols, Eagles of Death Metal ou encore The Black Keys. Découvrir les petits nouveau comme Grimes, Foster the people ou Ed Sheeran.
ou retrouver des groupes qu'on pensait plus revoir comme Bloc Party et Maximo Park.  


Z. x

 

5 sept. 2011

Retour sur Rock en Seine 2011: Dimanche 28 aout

Copyright: Nicolas Joubart


Pour terminer cette 9e édition du festival Rock en Seine c'est avec un effort intersidéral que je suis sortie de mon lit pour voir le groupe que j'attendais avec impatiente: j'ai nommé Crocodiles. C'est donc après une course contre la montre pour avoir un tram que j'arrive sur le site du festival, juste le temps de courir de l'espace presse jusqu'à la scène de la Cascade, et voilà les reptiles de San Diego (facile celle-là) prêts à donner tout ce qu'ils ont pour amasser la foule. En effet, faire jouer Crocodiles à 14h30 (soit dès l'ouverture du festival) ne semblait pas être une bonne idée puisque très (trop) peu de personnes sont là pour les applaudir. Mais peu importe, les dudes sont là et ne se laissent pas abattre, ils démarrent leur set avec Neon Jesus et autant vous dire que je commence déjà à avoir des étoiles dans les yeux dès les premières notes. Les titres du premier album, Summer Of Hate, se mélangent à ceux de Sleep Forever et je ne peux m'empêcher de chanter et danser lorsque le groupe se met à jouer Heart Of Love, morceau coup de cœur de la team Psychedelic Electric. Mais si le set des américains ne semble pas surprendre à première vue, le groupe a décidé de faire un petit cadeau aux festivaliers présents en jouant plusieurs nouveaux titres du troisième album (qu'ils sont actuellement en train d'enregistrer à Berlin comme nous le confiait le groupe en conférence). Ce n'est qu'au bout de 45 petites minutes que les garçons de Crocodiles quittent la scène et laissent derrière eux un public conquis par leur musique à l'allure shoegaze


Cat's Eyes © Nicolas Brunet

C'est sous un ciel dégagé que nous nous sommes rendues au concert de Cat's Eyes et autant vous dire qu'après la déception du nouveau Casino on en attendait beaucoup. Les hipsters et fans du look East London étaient au rendez-vous.
Le groupe fait son entrée et Faris (chant) à l'air assez détendu, il salut le public et démarre le set avec 'Cat's Eyes'.
Il ne faudra pas plus d'une chanson pour, une fois de plus, ressentir le malaise: le son est extrêmement mal balancé. Quand ils remettent le son du micro de Faris, ils retirent celui de Rachel, quand ce n'est pas la guitare un ingé son ce met à parler en pleine chanson. Bref du gros n'importe quoi ! Tous les effets et le charme retro qu'on aime tant sur l'album disparait en live. La foule semble elle non plus ne pas accrocher les rangs se vide et on assiste a un silence quasi religieu entre les chansons. Les tubes s'enchainent 'Not a Friend', 'Sunshine Girls'.
"Cat's Eyes caresse mais ne mord pas" dixit Tsugi dans un tweet je crois que c'est tout à fait ça. Les lives de 'Cat's Eyes' ne sont pas à la hauteur de l'album et c'est bien dommage.

The Horrors © Nicolas Brunet

Faris Badwan revient sur la scène 'Pression Live' (d'ailleurs beaucoup trop petite à mon sens) avec sa bande initiale pour son second live de la journée j'ai nommé The Horrors. Il a troqué sa marinière et sa veste en jean pour un tee-shirt et un perfecto le tout noir évidemment. Ils démarrent avec 'Changing the Rain' et le public (le même qu'à Cat's Eyes) ne se fait pas prier pour sauter dans tous les sens. Il ne faudra que deux chansons d'échauffement pour que la foule parte en délire et c'est donc sur 'Who Can Say', du second opus, qu'on assiste aux pogo, slam et même slam avec une cigarette à la bouche (prouesse d'ailleurs, ironiquement, soulignée par Faris).
Au grand désespoir du public (qui crie des titres) le groupe ne semble pas avoir l'intention de jouer 'Strange House', leur premier opus, une page qu'ils ont surement tourné. The Horrors nous assurent un set très énergique mais beaucoup plus calme que ceux qu'on a connu précédemment on sent la maturité que ce soit au niveau de la musique ou encore de l'attitude. 'Three Decades", "Endless blue", Sea within a Sea"et c'est sur la magnifique 'Moving Further Away"que le set s'achève ils repartent aussi vite qu'ils sont arrivés.
The Horrors et PE ce sera toujours une grande histoire d'amour.


Tinie Tempah © Nicolas Joubard

Dans un registre totalement différent et je pèse mes mots on est parties bouncer notre body sur 'Tinie Tempah' (pas honte du tout!). On a eu le droit un vrai show, l'anglais Patrick Okogwu, de son vrai nom, a su créerune piste de danse géante sur la scène de la "Cascade". Tinie tempah a dirigé son public nous demandant de faire des pogos, bouger de gauche à droite, se baisser puis sauter ou encore de répéter des "mother f*****" en faisait le signe west coast. Le set s'achève mais on entend le public râler car la célèbre chanson "Pass out" n'a pas été joué mais c'était sans compter le rappel (pourtant très rare à RES).
Tout le monde est reparti le sourire au lèvres et les jambes musclées.

1 sept. 2011

Retour sur Rock en Seine 2011: samedi 27 aout

Chez Psychedelic Electric on est toujours partantes pour aller à des festivals surtout lorsqu'il s'agit de Rock en Seine, le dernier festival de l'été qu'on ne manquerait pour rien au monde. C'est donc sous un temps de m**de que nous nous rendons au domaine de St-Cloud pour la 9e édition du festival. Rock en Seine 2011 c'est parti côté Psychedelic Electric !


Credit photo: Ophélie Psychedelic Electric

C'est sous une énorme averse que j'arrive sur le site du festival, juste le temps de récupérer mon accréditation et filer devant la scène de l'Industrie pour le concert d'Austra. Il est déjà 18h45 et le groupe arrive sur scène et commence le set avec The Beast et là le malaise se fait sentir... Dès que Katie Stelmanis se met à chanter mes oreilles se mettent à saigner et c'est à se demander s'il y a eu entourloupe sur la marchandise. J'veux dire, est-ce que l'album d'Austra n'était qu'une farce et que la voix était retouchée du début à la fin ? The Beast se termine et le groupe enchaine sur Young & Gay, le temps pour eux de se rattraper. Fausse alerte, il semblerait que ce ne soit qu'un mauvais problème de son puisque Katie réussit à apaiser mes oreilles avec la douce voix qu'on retrouve sur l'album. Les chansons s'enchainent et les trois nymphes sur scène continuent leurs danses aériennes et ensorcellent le public qui se met à bouger petit à petit. La puissance d'Austra est décuplée sur Beat And The Pulse, morceau qui les a révélé au grand jour, et Katy et ses copines continuent leurs danses envoutantes et gagnent de plus en plus de partisans comme en témoigne le dude à côté de moi qui serait près à sauter les barrières pour pouvoir danser auprès des filles du groupe. Déjà 19h30, il est temps pour les canadiens de nous quitter sur Spellwork et soyons honnête, après un démarrage un peu difficile, le groupe a su trouver le bon sort pour envouter le public de Rock en Seine.


Credit photo: Rock en Seine

Après un tour à la scène de l'Industrie c'est vers la Grande Scène que je me dirige pour Interpol. Jusqu'ici Interpol c'était un peu le groupe mystérieux pour moi, le groupe que je devais voir au moins une fois dans ma vie avant de mourir. Il est environ 20h lorsque Paul Banks et ses acolytes arrivent sur scène, costumes de rigueur, et commencent avec Success, morceau phare de leur dernier album. Le public ne se fait pas prier et reprend les chansons avec le groupe. Les titres s'enchainent (Say Hello To The Angels, Narc, C'mere, Lights...) et les gens autour de moi bougent, chantent. Moi je reste là, impassible et pourtant ce n'est pas l'envie de bouger et chanter qui me manque mais je n'arrive pas à rentrer dans l'ambiance. J'en arrive même à regarder l'heure (peut-on faire plus blasée que ça ? Je ne crois pas) jusqu'à ce que le groupe joue Obstacle 1, morceau qui sonne enfin la fin du concert. La foule se disperse: il y a ceux qui vont voir Wu Lyf ou Death From Above 1979 et ceux qui restent aux premiers rangs pour le concert d'Arctic Monkeys. Moi je décide de m'éclipser à l'espace VIP, le temps de voir un mini showcase des Wombats et revenir pour le concert des singes.

Chez PE on a un peu, pour ne pas dire beaucoup, de mal avec le phénomène "Wu Lyf" mais comme nous sommes également des gens très ouverts j'ai fait le déplacement jusqu'à la scène 'Pression Live' afin de voir ce qu'ils "valaient" en live. La déception fut encore plus grande que celle imaginée, prenez des hipsters anglais ajoutez y un chanteur avec, pardonnez moi l'expression, une voix de merde qui ressemble a celle de Nickelback et ca vous donnera "Wy Lyf". Désolée mais pour le coup je crois qu'on est pas assez hype pour apprécier.


Credit photo: Rock en Seine

S'il y a un concert qu'il ne fallait pas rater en ce samedi 27 aout c'est bien celui d'Arctic Monkeys. D'ailleurs, la plupart des festivaliers semblent s'être passés le mot puisque la pelouse de la Grande Scène est noire de monde. C'est donc vers 22h que les anglais arrivent sous un tonnerre d'applaudissements et commencent leur set avec l'excellent Library Pictures qui annonce directement la couleur du concert. Ce soir les singes comptent bien nous faire bouger, suer et chanter. Pas le temps de reprendre son souffle que le groupe est déjà reparti avec Brianstorm et les pogos se répandent un peu partout dans la foule. Les titres à succès du groupe s'enchainent (Still Take You Home, The View From The Afternoon, I Bet You Look Good On The Dancefloor, etc) et évidemment le public reprend les paroles en cœur jusqu'à extinction de voix mais peu importe, ce soir Alex Turner et sa bande mettent le feu à la Grande Scène et des étoiles dans nos yeux. Au final ce sera plus d'une heure de bonheur que les singes offriront au public de Rock en Seine mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, je m'en vais vers la nouvelle scène Pression Live pour aller applaudir d'autres anglais...


Credit photo: Ophélie Psychedelic Electric

Pour clôturer cette deuxième journée du festival on a rendez-vous avec The Wombats qu'on aime tant chez Psychedelic Electric. Il n'y a pas masse de monde lorsque j'arrive sur la pelouse de la nouvelle scène mais ce n'est que 20 minutes plus tard, lorsque le groupe monte sur scène et joue les premières notes de Our Perfect Disease le public se met à les acclamer ce qui ne laisse pas les marsupiaux indifférents. Il n'y a pas grand chose à dire sur ce concert, comme d'habitude les Wombats nous servent la même setlist (qui n'en reste pas moins efficace!), la même dose de bonne humeur et de blagues. Tord (basse) saute d'un bout à l'autre de la scène et ira même jusqu'à descendre dans la fosse aux lion(ne)s à la fin du concert pendant que Murph et Dan s'essayent au français en se servant un verre de vin rouge entre deux morceaux. Les tubes y passent sans exception (Kill The Director, Anti-D, Jump Into The Fog, Moving To N-Y) mais ce que le public réclame depuis le début reste le morceau qui leur a fait accédé à la gloire, j'ai nommé: Let's Dance To Joy Division. Il faudra patienter jusqu'au rappel pour avoir le droit à l'excellent Let's Dance To Joy Division qui mettra la foule en furie. Avant de nous quitter Dan annonce que le dernier morceau sera une espèce de jam, de quoi se défouler avant le retour pénible en métro...

La deuxième journée de Rock en Seine s'achève mais c'est de pied ferme que nous attendrons les deux dudes de Crocodiles le dimanche devant la scène de la Cascade.

29 août 2011

Street Style Rock en Seine 2011


Pour cette dernière journée de Rock en Seine nous avons été chargées du Streetstyle pour le blog officiel du festival. On était à l'affût des gens les plus stylés, les plus excentriques mais malheureusement nous n'avons pas mitraillé autant que l'on voulait. Néanmoins, voilà les festivaliers dont le look nous a plu.
P.S:
mention spéciale pour les deux jeunes hommes de la dernière photo, saurez-vous les reconnaitre ?











27 juin 2011

Exposition Rock'art


Quoi de plus horrible que le métro parisien ? Les gens te dévisagent sans cesse alors tu te regardes dans le reflet de la porte en pensant avoir un truc entre les dents ou un gros bouton qui vient te dire bonjour mais non, rien à signaler. C'est à ce moment là que tu te rends compte que les gens sont justes bizarres et le trajet devient de plus en plus long SURTOUT lorsque tu es coincé(e) entre deux stations pour "régulation de vitesse" (je pourrais continuer encore longtemps sur les transports parisiens mais je pense que ces exemples mettent tout le monde d'accord).
Pour égayer ton quotidien, la RATP et le projet Rock'Art mettent en place une exposition sur le quai de la station Duroc (ligne 10) rebaptisée Durock pour l'occasion. Au programme, c'est plus de 10 artistes ayant réalisés des affiches pour Rock en Seine qui seront exposés sur fond de musique rock ! De quoi nous mettre dans l'ambiance du festival qui se déroulera du 26 au 28 aout à Saint-Cloud. On te conseille de ne pas rater cette expo car en plus d'être gratuite, elle aura lieu du 29 juin au 5 juillet (donc aucune excuse pour manquer ça).

Les artistes exposés sont:
Riad Sattouf qui illustre Étienne de Crécy
Guillaumit pour Kid Cudi
Jeanne Detallante : Anna Calvi
Pierre Mornet : Keren Ann
Sandrine Bonini : The Wombats
Charlotte Gastaut : Herman Dune
Anne-Margot Ramstein : Cocorosie
Loulou Picasso : Arctic Monkeys
Baru : Jim Jones Revue
Winshluss : The Kills
Les Jeanclode : The Horrors
Gerard Dubois : My Chemical Romance

x Ophélie

8 mai 2011

Entre boue et pluie mon coeur balance session 2011


La saison des festivals a commencé à reprendre alors on s'est dit qu'un point des festival à ne pas manquer en France était indispensable.

Commençons par l'éternel
Solidays. Un festival où on va depuis des années pas seulement pour sa bonne programmation mais aussi (et surtout) pour son ambiance de folie. On aura la chance de voir le très célèbre Moby, de danser sur Mark Ronson and the buisness intl, de s'amuser sur Klaxons, et The Bewitched HandS, de frissonner sur Aaron et Cold War Kids et enfin de faire la fête très tard avec Vitalic V.Mirror
Et puis on oublie pas que c'est pour la bonne cause.
Le site de Solidays.

Les Eurockéennes de Belfort sauront une fois de plus nous réjouir avec une très belle programmation Arcade Fire, Arctic Monkeys, Aaron, Anna Calvi ou encore Boys Noise.
Le site des Eurock'

Les vieilles charrues frappent fort, très fort même car ils sont les seuls à avoir décroché en France les grand les éternels (ok j'abuse) Snop Dog aka Snop Doggystyle et Lou Reed. Mais ce n'est pas fini vous pourrez aussi voir The Chemical Brothers, Kaiser Chief, Pulp ou encore Adam Kesher.
Le site des Vieilles Charrues.

Rock en Seine se place en peloton avec une programmation qui bat à plate couture celle de l'année dernière (pourtant déjà dingue)
The Kills, Arcade Fire, Deftones, The Wombats, Interpol, Crocodiles, Kid Cudi, The Horrors ET Cat's Eyes. Allez il ne manque plus que The Strokes et on vous aimera jusqu'à la fin de nos jours.
Le site de Rock en Seine.

Zohra

15 mars 2011

Rock en Seine: PREMIERS NOMS !!


Ca y est on y est: les festivals commencent à dévoiler leurs programmations depuis quelques semaines et ce matin c'était au tour du très grand Rock En Seine de dévoiler ses 10 premiers noms. Au programme: ARCTIC MONKEYS, INTERPOL (!!!!!), THE KILLS, FOO FIGHTERS, DEFTONES, ANNA CALVI, JAMAICA, COCOROSIE, KEREN ANN, BIG AUDIO DYNAMITE, BB BRUNES (...), PAUL KALKBRENNER et pour le côté lol on aura le droit à My Chemical Romance (en plus des BB Brunes)

Mais ce n'est pas tout, le festival ajoute une quatrième scène pour notre plus grand bonheur.
A noter que vous pouvez dès à présent prendre votre forfait trois jours chez les revendeurs habituels. On se voit à Rock En Seine les cocos !

x Ophélie.

7 sept. 2010

Rock en Seine // Day 3

Crédit image: Rock en Seine

Nous voilà donc à la fin de notre weekend à Rock en Seine et c'est sous un ciel bien nuageux et qui nous promet de la pluie que nous arrivons sur le festival. Un petit tour au coin presse s'impose et puis nous nous décidons enfin à aller voir les concerts. Pas de bol, nous arrivons juste à la fin du set de the Temper Trap, le temps d'apprécier leur titre "Sweet Disposition".

Puis c'est vers la scène de la Cascade que nous avons rendez-vous avec The Black Angels, le groupe texan connu pour son psychédélisme. Psychédélisme vous avez dit ? Je demande à voir alors ! Et bien malheureusement je n'ai pas été séduite par leur musique qui sonnait un peu trop "américaine", un peu répétitive et puis non vraiment, je n'ai pas apprécié.


Crédit photo: Rock en Seine

I Am Un Chien: Enfin un groupe parisien qui chante en anglais et dont on n'a pas honte. J'attendais de les voir en live pour me prononcer réellement. C'est donc vers 17h que nous nous sommes rendues sur la scène de la cascade. Les quatre parisiens surgissent sur scène et saluent le public à coup de « Ca va Rock en Seine ou quoi ? » les beats electro s'enchainent, José Reis Fontao le chanteur de 'Stuck in the Sound" (et accessoirement le frère de David, leader de I am un chien) apparait sur scène en guest star, bras dessus bras dessous les deux frères étaient touchant. Le jeune public, composé de lycéens voire collégiens saute, danse, pogote et slamme (chose plutôt rare à rock en seine). I am un Chien a réussi à conquérir les festivaliers de RES et nous aussi. Et puis, je suis repartie avec leur EP ça aide dans la bonne critique, merci SFR !


Crédit photo: Rock en Seine

Direction la grande scène pour le concert que j'attendais depuis très, très longtemps celui de Beirut. Le groupe américain a trouvé en Zach Condon (chant-yukulélé-trompette) la formule gagnante: des bouclettes, des fossettes, des yeux bleus, une voix merveilleuse, un joli tatouage de cors au poignée et puis, ah oui il parle français aussi. Ils arrivent sous ce doux soleil de dimanche et attaquent le set par "Nantes" la chanson la plus connue du premier opus "the flying cup". Conquis le public chante la chanson en cœur et moi j'ai un sourire béat impossible à décrocher. Des purs musiciens, les tubes s'enchainent "Carousels ", "postcard from Italy" ils nous font passer un moment de pur bonheur le concert se termine "The Gulag Orkestar" j'ai presque envie de pleurer tellement c'était bien.



The Ting Tings : Voilà un groupe qu'on n'avait pas du tout prévu de voir, on les avait déjà vu deux fois et on avait déjà été déçues deux fois. Mais c'est en passant devant la grande scène, où ils jouaient, que j'ai vu la masse de monde et que je me suis dit qu'ils fallait leur laisser leur chance à nouveau. premier changement: le duo britannique porte une jolie tenue rouge flamboyante, le set démarre par "we walk" la foule contente mais pas en délire, enfin
pas encore, la pluie se joint à nous sur "shut up and let me go" foule en délire ambiance de folie. Ils nous jouent un tout nouveau titre avec une mise en scène très fun: des danseurs portent des panneaux où il est écrit "work" au recto et "dance" au verso, le public ne s'est pas fait prier suivre le recto le set se termine avec "That's Not My Name", je suis une fois de plus trempée mais contente de voir qu'ils ont beaucoup évolués, il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis....


Crédit photo: Rock en Seine

Et puis forcément, le groupe que tout le monde attendait en ce dimanche 29 c'était bien sûr Arcade Fire. Que dire de ce concert si ce n'est que c'était grandiose ? Les hits s'enchainent à la pelle et c'est après "No Cars Go" que nous décidons, un peu à contre-cœur, de faire un tour vers la scène de l'Industrie pour voir un bout de Crystal Castles.
Je ne m'attendais pas à voir grand monde parce que l'époque Crystal Castles ça me parait loin mais je me suis vite rendue compte qu'il y avait des gens (peut-être) nostalgiques de cette époque qui étaient présents. C'est donc sous un début de grosse averse que le duo enchaine les tubes "Alice Practice", "Crimewave", "Courtship Dating", "Baptism"... Bref tout y passe et le concert passe à une vitesse folle qu'il est déjà l'heure d'y aller. Crystal Castles nous on fait vivre un excellent moment, de quoi se défouler en cette fin de festival.

2 avr. 2010

Entre boue et pluie, mon coeur balance


Bon avec l'annonce de tous les festivals dans tous les sens je me suis dis qu'il fallait faire un petit point.

On commence avec Solidays, cette année ils ne se moquent pas de nous: Kasabian, Archive, Hocus Pocus, Wax tailor, Vanessa Paradi pour les principaux. Solidays, c'est une ambiance de folie, un prix mini ET une bonne cause.

La palme revient quand même à Rock en Seine qui frappe fort, très fort même: Massive attack, Blink 182, Arcade Fire, The Kooks, Foals, Two doors cinema Club, LCD Soundsystem, Wave machine, Beirut, 2many dj's. Les Libertines devraient également y faire leur grand retour (après Glastonbury et Reading en Angleterre) mais cela n'est qu'une rumeur pour le moment.

Les Eurokéennes de Belfort affichent une très belle programmation aussi: The Hives, The Bloody Beetroots death crew 77, The XX, The Specials, Two doors cinema club,Charlotte Gainsbourg ET Jay-Z (ca vaut ce que ca vaut hein!).

Musilac sont les seuls (pour le moment) à programmer les excellents Anglais de The Maccabees mais aussi Florence and the Machine, Phoenix, Pony Pony Run Run, Denvendra Banhart.


La Route du Rock a une programmation un peu moins dingue que les autres mais tout de même: Massive Attack, The Flaming Lips, Yann Tiersen, The National, Liars, Two doors cinema club, Martina Topley Bird mais ca reste un bon festival (et puis entre deux concerts vous pourrez toujours piquer une tête dans l'eau).

.....ah oui et puis Muse jouent aux Vieilles Charrues (je ne pouvais pas ne pas vous le dire!).