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14 nov. 2012

Patrick Wolf (acoustic) @ Café de la Danse

Photo: Sophie Jarry
 
Hier soir, Patrick Wolf revenait à Paris pour un concert acoustique au Café de la Danse et, comme toujours, nous étions de la partie. Il nous était juste impossible de rater un live de monsieur Wolf même si cette fois-ci, l'anglais se produisait en acoustique pour fêter ses 10 ans dans la musique (rien que ça). C'est donc avec le pas hésitant que nous avons bravé le froid pour Abi Wade et Patrick Wolf... Retour sur une soirée particulière.

Il est à peu près 20h lorsque la douce Abi Wade entre en scène, accompagnée seulement de son violoncelle. Nous ne cachons pas notre réticence face à un concert acoustique mais il suffira d'une seule note de la part d'Abi Wade pour nous conquérir. La jeune anglaise nous envoûte aussi bien avec sa voix que par la façon dont elle maitrise son instrument principal. Après 30 minutes sur scène, Abi laisse la place à Patrick Wolf et une bonne impression au public parisien qui l'acclamera chaleureusement.

Le changement de set se fait rapidement et nous revoilà plongés dans le noir avec pour seule lumière des vidéos du "loup" projetées sur le mur du Café de la Danse. Les deux musiciens entrent en scène suivis de celui qu'on attend tous ce soir: Patrick Wolf. Pas une minute à perdre, le show démarre avec Ghost Song au piano qui prend une dimension beaucoup plus intense que sur CD. Les deux morceaux suivant (House & Armistice) sont tirés de Lupercalia, album qui nous avait laissées un peu sceptiques, mais on se prend finalement au jeu tellement ces versions acoustiques sont parfaites. L'anglais fait une pause et salue le public venu en masse, pour une fois, au Café de la Danse. Tous les classiques y passent ce soir: Tristan, Paris, Hard Times, The Pigeon Song sans oublier Overture qui reste sûrement un des plus beaux morceaux en acoustique ce soir. Mais c'est véritablement lorsque les premières notes de Time of My Life résonnent dans la salle que l'excitation monte dans le public. Malheureusement, le concert approche à sa fin et Patrick Wolf nous renvoie en 2007 avec The Magic Position et quelques applaudissements se feront entendre pendant la chanson.
L'heure du rappel à sonné ! Patrick et ses musiciens quittent rapidement la scène avant de revenir sous un tonnerre d'applaudissements et nous jouer le sublime Wolf Song, morceau inoubliable de Lycanthropy. Le morceau de la fin reviendra évidemment à The City qui se révèle être un choix un peu facile mais néanmoins efficace.

Photo: Sophie Jarry
Finalement, ce concert aura été l'occasion de (re)découvrir Patrick Wolf en acoustique, peut-être même dans un cadre plus intimiste et disons le, avec un son parfait. Un joli moment de nostalgie pour les dix ans de carrière du chanteur multi-instrumentiste.

12 sept. 2012

AGENDA: SEPTEMBRE


C'est la rentrée les dudes alors on vous a préparé une liste des soirées/concerts cool en ce mois de septembre.
  •   12/09: ÉTÉ D'AMOUR: Get A Room! + Lafayette + Jerôme Echenoz + The Mango @ Wanderlust (infos)
           Jupiter & Anoraak @ Social Club (infos)

           Voxpop Party: Hyphen Hyphen + The popopopops + Fi.She.S @ Café de la Danse (infos)
  • 13/09: MyTourManager Opening Party: The Aerial + Blackfeet Revolution + The Sophia Lorenians @ Divan du Monde
          Le Boxon #1: Yes S Club + Nameless + Mr Nô + Dj sets @ Bus Palladium (infos
   
          Eldorado Festival: Perfume Genius + Indians @ Café de la Danse (infos)
      
          Pelican Fly: Manaré + Dj Slow + Mr Tweeks @ Social Club (infos)

  •  14/09: Bromance Records Present: Brodinski + Monsieur Monsieur + Jacques Lu Cont @ Social Club (infos)
  • 15/09: Inauguration de l'International Records (infos)
          Wanderlust Carnaval: Tiga + Alexis Le Tan + Idjut Boys + Vincent Vega @ Wanderlust (infos)
         
          Off The Hook: Acid Washed + Christophe Chassol + Marco Dos Santos @ Social Club (infos)
  • 16/09: OFIVE Party: Busy P + Dj Weedim + XXYYXX + Giraffage @ Wanderlust (infos)
  • 18/09: Breakboat "By Your Side" Boat Release Party @ River's King (infos)

  • 20/09: Jerkin'n'out: Guillaume Berg + Baauer + D.Fine @ Social Club (infos)

  • 22/09: Nouvel An Belge @ Machine du Moulin Rouge (infos)
         Marble: Surkin + Bobmo + Untold + Bostun Bun @ Social Club (infos)         

4 sept. 2012

ROCK EN SEINE 2012: Day 1

Crédits: www.onvillanuit.com

On reprend du service avec le festival qu'on affectionne tout particulièrement chez Psychedelic Electric: Rock en Seine. Cette année le festival fêtait ses 10 ans et sortait le grand jeu pour sa programmation. Retour sur cette journée d'ouverture de Rock en Seine 2012. 

 

Notre journée à Rock en Seine débute avec le concert de Grimes sur la scène Pression Live. La jeune canadienne arrive sur scène quelques minutes avant pour faire ses balances pour le plus grand plaisir des fans ayant fait le déplacement spécialement pour elle. Claire Boucher, aka Grimes, nous balance le premier morceau de son live dans la foulée à tel point qu'on ne sait pas vraiment si c'est toujours un essai pour les balances ou pas. Il semblerait que non puisqu'elle enchaine avec un titre qu'on connait bien, "Oblivion", et le public commence timidement à danser. Les titres s'enchainent et un danseur sous acides entre sur scène sur "Circumambient", de quoi nous distraire pendant que Grimes s'amuse avec ses machines. Le problème avec Grimes et son univers décalé c'est que, lorsque l'on décide de la suivre dans son trip, le temps passe à une vitesse incroyable. La dernière chanson s'achève et on en redemanderait encore une fois, 30 minutes n'étant vraiment pas assez pour un tel concert.

Cependant la pluie commence à arriver et deux choix s'offrent à nous: affronter le mauvais temps devant un concert ou essayer de se mettre à l'abri. On opte pour la deuxième solution même si la cause semble être perdue d'avance. Pluie 1 - Psychedelic Electric 0. C'est en flânant de scène en scène que l'on tombe sur la surprise du jour: The Knux. Les deux frères envoient du lourd, du très lourd. Une sorte de hip hop/rock, un mix plutôt original et qui semble fonctionner auprès du public de Rock en Seine. Un bon point pour eux, un bon moment pour nous. J'aurai aimé vous dire que moi aussi j'étais au concert des Shins, mais non, l'appel de Para One a été plus fort.


Crédits: www.onvillanuit.com
Le dude entre en scène et nous balance en pleine face "When The Night", issu de l'excellent Passion, et autant vous dire que ça bouge sûrement bien plus que devant The Shins. Le public ne perd pas une seconde et se met déjà dans l'ambiance électro. Il faut dire que derrière Para One, une nuit chargée en électro s'annonce: le crew de Bromance Records a répondu présent à l'invitation de Rock en Seine pour notre plus grand plaisir.

Nous délaissons le talentueux Para One pour la scène Pression Live, déjà prête à accueillir les artistes du label le plus prometteur de cette année. Et c'est Club Cheval qui s'y colle: les quatre poulains enflamment la foule dès le premier morceau et leur set montera crescendo au fil des minutes pour terminer sur un grand bordel organisé. Panteros666, Canblaster, Sam Tiba et Myd quittent la scène à la nuit tombée pour laisser place à Gesaffelstein (apparemment très attendu de tous). Pas un projecteur n'est allumé sur scène lorsque le DJ arrive et commence son set avec un morceau sombre et angoissant avant de nous balancer "OPR" en pleine face. Une chose est sûre: Gesaffelstein n'est pas là pour te mettre à l'aise, le dude a l'air de prendre un malin plaisir à jouer des morceaux dévastateurs, précis et prêts à réveiller la part la plus malsaine de chaque membre du public. La techno que nous offre Gesaffelstein et puissante, oppressante mais justement dosée. Un set parfaitement maitrisé et acclamé par la foule (et, soyons honnête, surtout par la gente féminine) du début à la fin.

Crédits: Christophe Canus.
Mais 23h sonne et une autre pointure de l'électro française est attendue, le DJ qui a donné vie à Bromance, oui je veux bien sûr parler de Brodinski. Un dilemme se posait face à nous à ce moment-là: rester pour Brodi ou aller voir C2C. Une seconde d'hésitation puis finalement notre amour pour Bromance a pris la main. Les sets de Brodinski n'ont quasiment plus de secrets pour la team de Psychedelic Electric seulement il faut bien avouer qu'à chaque fois on passe un bon moment. Brodinski c'est un peu le mec qui m'a réconcilié avec le rap en soirée, il a le don de mélanger les styles tout en finesse et cohérence qu'on se retrouve à danser aussi bien sur "Gare du Nord" de Carte Blanche que sur "Ni**as In Paris" de Kanye West & Jay-Z. Non vraiment Brodi, après ce set à Rock en Seine, la team PE n'est plus qu'amour éternel pour Bromance Records, c'est officiel.

13 juil. 2012

Frank Ocean - Channel Orange



J’ai lu pas mal de reviews de cet album avant de me mettre à écrire la mienne, et la plupart étaient très justes, très enthousiastes mais dans chacune, une partie conséquente parlait de sa lettre sur son tumblr publiée il y a quelques jours au dépend de son album. J’ai trouvé ça sérieusement déplacé alors je voudrais juste vous faire partager quelque chose que j’ai lu et qui m’a paru le conseil le plus intéressant que je puisse vous donner avant d’écouter ce bijou : « Ocean isn’t a gay artist, he’s an artist » (djbooth.net).

Voilà, Channel Orange est donc le premier album de Frank Ocean, sa mixtape Nostalgie/Ultra avait fait de lui le seul concurrent valable de The Weeknd dans le Rnb actuel, cet album lui vaut (momentanément) le trône. Et il conquiert le trône car là où The Weeknd exprime sa noirceur avec un champ lexical relativement restreint, Frank Ocean est un vrai songwriter, ou plutôt un « storyteller ». On pouvait s’en douter rien qu’à l’écoute de ses lignes sur No Church In The Wild (Watch The Throne) : « What’s a king to a god ? What’s a god to a non believer ? » , 4 lignes plus percutantes que chacun des couplets de Kanye & Jay-Z. On aborde l’amour, les drogues, les jeunes et l’argent, enfin rectifions : nous, on se laisse plutôt guider pendant que Frank Ocean nous décrit sa vision de ces thèmes. Derrière son écran on a l’impression de se promener lentement en voiture des quartiers riches dans Super Rich Kids aux recoins les plus sombres de l’Arkansas dans Crack Rock, la musique nous expliquant ce qu’on est en train d’observer.

 L’album s’ouvre sur Thinkin bout you. Le titre était déjà sorti l’été dernier sur son tumblr, je pense que depuis vous avez pu constater la beauté et le romantisme de cette chanson, ouverture magistrale. Une interlude de 40 secondes à peine, Fertilizer avant de retrouver Sierra Leone, puis Sweet Life. Sweet Life ou encore Lost (un peu plus loin dans l’album) ont quelque chose d’ironique « Keepin' it surreal, My TV ain't HD, that's too real”. Il y décrit une vie douce, facile mais qui se passe dans l’ignorance, le superficiel. Ce constat continue avec Super Rich Kids où il est en featuring avec Earl Sweatshirt (l’enfant terrible d’Odd Future). Clairement une critique des jeunes fils à papa qui boivent « too many bottles of this wine we can’t pronounce ». Des considérations très superficielles qui amènent à dire « close your eyes for what you can’t imagine ». Pilot Jones suit, retour et vertiges de l’amour. Une histoire d’amour déçue mais qui continue grace ou à cause de la nostalgie, certains s’y reconnaitront surement.
 Crack Rock raconte ensuite tous les déboirs de drogue, redescente sur terre avant de repartir avec ce qui fut le premier titre officiellement sorti, Pyramids. Un OVNI de 10 minutes, 2 chansons en une, un titre implaccable qu’on garde en tête. La première partie ressemble à la descirption d’un rêve, une histoire d’amour avec Cleopatre, et au changement de beat , le retour dans la réalité, un club de strip tease. Une lenteur qui berce littéralement la deuxieme partie du titre, un des plus beau que j’ai pu écouter. Les morceaux suivants s’enchainent avant d’arriver à Bad Religion. Bad Religion est une confidence, le titre décrit sa difficulté à trouver une religion qui le laisse aimer l’homme qu’il aime. Laissez aux autres les polémiques sur sa pseudo islamophobie, Frank Ocean vient directement à vous, il n’y plus de limite entre l’artiste et le public sur ce titre.
Pink Matter suit, à peine le temps de reprendre son souffle. Le featuring avec Andre 3000 est magistral. Encore un titre sur l’addiction, mais à un amour, Andre 3000 et Frank Ocean éliminent la concurrence, chaque ligne est une citation potentielle, grandiose. Dernier arrêt de ce road trip émotif End/Golden Girl avec Tyler est le happy end qu’on attendait plus. Une histoire d’amour qui marche, mais bizarrement la chanson n’est pas très audible, un peu floue et vaporeuse, voire irréelle, le mystère clôture cet album.

 Vous l’aurez compris pour moi on a l’album de l’année, facile. Je n’ai pratiquement pas parlé avec des termes musicaux dont vous raffolez peut-être parce que si vous ne comprenez pas ce dont cet album parle, vous ne comprendrez pas les morceaux, l’intérêt et l’intensité des mélodies. La production de l’album, par Frank Ocean ou encore Pharell Williams sublime un talent immense, qui malgré les polémiques ou jugements sectaires qu’on pourra lui préter tous les deux jours, est inaliénable. Pour moi, livrer un album comme celui-ci au grand public est une preuve de confiance et de sincérité qui ne peut laisser insensible aucun amateur de musique.

A noter que Frank Ocean sera en concert à Rock en Seine le 24 aout.



10 juil. 2012

La playlist à emporter pour Rock en Seine

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Coucou les loulous. On revient avec une nouvelle playlist et pas mal d'idées qui fleurissent dans nos têtes (mais ça on vous en parlera en temps voulu). Rock en Seine arrive à grand pas et comme chaque année c'est LE festival qui vient clôturer l'été, enfin cette année sera une exception puisque nous avons été privés d'été. Ceci dit, nous, on ne vous prive pas de notre playlist à emporter avec vous sur la route du festival puisqu'on a regroupé nos groupes/artistes coups de cœur de cette édition 2012 du festival.

10 juin 2012

La playlist estivale de Lucille

La pluie tombe à torrent, il fait moche, vous rêvez d'être à Primavera... Oui, on connait aussi cette frustration chez Psychedelic Electric. Enfin, pas totalement puisque Lucille, avant de s'envoler pour Primavera, vous a concocté une playlist pour rythmer votre été, vos soirées ou même pécho sur la plage (hé, on vous connait, la musique est votre meilleure alliée dans ces cas-là !)

Allez, trêve de bavardages, voilà la playlist de estivale vue par Lucille :


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20 mai 2012

[CONCERT] Keane @ Casino de Paris

 crédit photo: Mauro Melis pour SOV

Vous n'êtes pas sans savoir que ce qui a réunit notre passion pour la musique est Keane. Alors oui, je vous vois venir avec vos "Keane c'est pour les vieux" ou encore "Keane c'est nul". Et bien nous, nous n'avons pas honte de dire qu'on aime Keane, c'est toute une histoire chez Psychedelic Electric. Le 15 mai dernier, les anglais jouaient à guichet fermé au Casino de Paris et forcément nous ne pouvions pas rater ça. Retour sur un concert pas comme les autres...

Nous arrivons quelques minutes avant que la première partie entre en scène. N'étant généralement pas très emballées par les premières parties, c'est avec appréhension que nous assistons à l'arrivée de Bastille. Mais les quatre londoniens attirent notre curiosité au bout de quelques minutes avec des mélodies pop comme des chansons plus catchy. Les fans de Keane semblent tout aussi ravis de la prestation de Dan Smith et ses acolytes et lorsque vient leur étonnante reprise de Corona The Rhythm Of The Night, la nostalgie se fait sentir dans la salle et le public en redemanderait presque. Mais il est temps pour la première partie de nous quitter et de laisser place à ceux que tout le monde attend depuis des années maintenant... Keane.

Le groupe arrive sur la scène du Casino de Paris et entame directement avec You Are Young, premier morceau du nouvel album, que le public semble déjà apprécier une semaine seulement après la sortie de Strangeland. A peine le temps pour le charismatique Tom Chaplin de lancer un "bonjour Paris" que les premières notes de Nothing In My Way se dispersent dans toute la salle, pour le plus grand bonheur des fans. Mais n'oublions pas que le groupe est là pour nous présenter son nouvel album et enchaine avec Day Will Come avant de faire un retour dans le temps avec le tube qui les a certainement lancés en France, Everybody's Changing. Évidement, à ce moment-là le public qui était déjà bien lancé pour faire la fête avec Keane, reprend en chœur les paroles histoire de montrer au groupe que non, nous ne les avons pas oubliés après ces quelques années d'absence. Le groupe parait touché et Tom en profite même pour lancer quelques blagues à la foule avant de repartir avec la petite ballade qu'est The Starting Line et l'excellent This Is The Last Time, qu'on n'avait pas écouté depuis des années chez Psychedelic Electric !
Les morceaux s'enchainent et les albums se confondent, tout y passe: de l'énergique Bend And Break au très calme Black Rain en passant par Perfect Symmetry ou encore par la très émouvante chanson qu'est A Bad Dream. Le public suit la cadence sans jamais s'ennuyer, le temps passe à une allure folle et le groupe nous offre même une de leur plus belle création qu'on avait presque oublié, j'ai nommé Bedshaped. Séquence émotion et cœurs serrés au Casino de Paris, pas un bruit ne se fait dans la salle, le public est bien trop occupé à écouter la voix cristalline de Tom. Mais pas le temps de verser une larme que le groupe nous balance de but en blanc Is It Any Wonder? tiré de leur second album, Under The Iron Sea, avant de quitter la scène sous les acclamations du public.


L'heure du rappel a donc sonnée et seuls Tom, Tim et Jesse reviennent sur scène. Tom fait une blague à propos de l'absence de Richard qui se cacherait donc dans le public pour écouter le morceau suivant, Sea Fog. S'il y a un morceau qui ne m'a pas convaincue sur Strangeland c'est bien celui-ci mais autant vous le dire, en live c'est une toute autre histoire. Ces gars arrivent à faire passer tellement d'émotions que ce soit dans la voix de Tom ou bien dans la façon de jouer de Tim que je me laisse convaincre par la beauté de ce morceau et l'intensité qu'il dégage en live. Changement d'ambiance avec le retour de Richard sur scène et le tant attendu Silenced By The Night, morceau pop-rock aux allures parfois 80's.

Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, Tom remercie le public une dernière fois et nous promet qu'ils reviendront très vite cette année. On y croit donc et le concert se finit en apothéose avec l'énergique Crystal Ball. Les lumières se rallument sur la scène et dans la salle, le groupe salue le public parisien avant de repartir en coulisse pour la dernière fois. C'est au final un pur moment de nostalgie auquel on a participé et je sais que beaucoup d'entre vous ne partagent pas notre amour pour Keane mais on ne peut pas nier que ces anglais-là savent tenir un show puissant et à la fois bien ficelé.

16 mai 2012

Entre pluie et boue mon coeur balance [Edition 2012]

La saisons des festivals va bientôt commencer, comme chaque année nous n'allons pas vous lâcher dans la nature sans vous donner les quelques festivals qui, à notre sens, sont incontournables.


Cette année encore nous ne dérogerons pas à la règle de Solidays. Une bonne cause (la lutte contre le Sida), une superbe ambiance, de très bon concerts et des soirées electro qui vous feront danser jusqu'au bout de la nuit. Solidays est incontestablement le festival qui ouvre la saison, qui met de bonne humeur. Côté programmation The Kills, Metronomy, Concrete Knives, Miles Kane, Selah Sue, The Bloody Beetroots ou encore Kavinsky.



Les Eurockéennes de Belfort frappent très très fort cette année avec leur programmation: Justice, Jack White, Hanni el Khatib, François and the Atlas Mountain, The Kooks, Amadou et Mariam, Miles Kane, Lana Del Rey, Busy P, Kavinsky, SebastiAn et... The CURE.



Rock en Seine c'est le festival qui clôture l'été celui qu'on aime pour sa programmation à la fois authentique et toujours dans l'ère du temps. Rock en Seine on pourra repartir en adolescence avec Green Day, danser sur la pointe de l'electro française avec Agoria ou encore Brodinski x Gesafelstein x Club Cheval pour la Bromance party. Voir ou revoir des groupes indémodables comme The dandy Wharols, Eagles of Death Metal ou encore The Black Keys. Découvrir les petits nouveau comme Grimes, Foster the people ou Ed Sheeran.
ou retrouver des groupes qu'on pensait plus revoir comme Bloc Party et Maximo Park.  


Z. x

 

8 avr. 2012

La playlist electro de...Lucille





Avant toute chose j'aimerais dire que cette chanson est à l'image de ce qui se passe dans le rap et le hip hop en ce moment, un éclair de génie et de beauté.

Sinon, j'ai fait une playlist.

Au début j'avais prévu de faire un article entier sur Klangkarussell et vu que je mettais toujours 3 essais avant de réussir à l'écrire correctement et que je suis pas innoncente au point de croire qu'un article entier sur un autrichien qui fait une musique peu accessible allait faire marcher, on (la tête pensante de ce webzine) m'a suggéré, entre diverses interludes à streamer des girafes en mode vie ma vie, de faire une playlist électronique. Je me voyais mal en faire une folk tu me diras mais donc voila le résultat.
Il doit y avoir maximum 5 vraies grandes nouveautés (nouveautés = 2 dernières semaines pas plus à l'heure du 2.0) et le reste représente ma face de loveur un peu, rien de bien violent.
J'en profite pour vous filer 2,3 liens FONDAMENTAUX. le premier vers les 10 djs auxquels vous pensez en vous masturbant (pas de tabou sur psychedelic electric, approuvé par la rédac) : ici. Le second vers les mixtapes assez géniales de Grahmzilla et le troisième vers le Sound Pellegrino festival ce week end à Paris.


Zebra Katz - Ima Read ft Njena Reddd Foxxx
Sound Pellegrino Thermal Team - Strange Touch (un peu pour que vous soyez les plus au courant du futur)
Claude Vonstroke ft Jaw - Le Fantome
Ornette - Crazy ( Noze Remix)
Burnski & MANIK - You know what it's like
Klangkarussell - Sonnentanz
G.Vump - What u do 2 me
Jacques Lu Cont - Church
BADBADNOTGOOD - UWM (Feat. Leland Whitty)
Dj Kiff - Found Love ( Kiff remix)
Mosca - Eva Mendes
Pillow Talk - Soft (Life and Death Remix) - La chanson commence autour des 2 minutes 30, armez vous de patience, ça en vaut la peine.
Good Evening Mrs Magpie - Radiohead ( Modeselektor remix)
Chaos in the CBD - I'm Losing you
Pipes - Sleeping
Bambounou - Fake Jake
Gremino - Let's Jack
French Fries - Hugz (ft Bambounou) - Et là j’arrête la série Youngunz, promis.
Arcade Fire - Sprawl II (SoulwaxRemix)
Lianne La Havas - Forget (Shlohmo remix)
Airhead - Wait
Blawan - Getting me down (que vous sachiez ce qui s'est passé dans les précédents épisodes)
Matias Aguayo - Minimal

4 avr. 2012

Rough Trade on tour chez Agnès.b



On ne présente plus vraiment Rough Trade par ici. Le célèbre disquaire indépendant sera de retour le 11 avril chez Agnès.b et ce jusqu'au 21 avril aka Disquaire Day (bah oui, ils font bien les choses chez Rough Trade !). Au programme on aura de la musique évidemment avec des invités de qualité, on vous laisse la programmation en image. Pour les infos pratiques rendez-vous en bas de l'article. On espère vous y croiser pour les très bons Crocodiles et pleins d'autres !


INFOS:
Agnès.b
6, rue du Jour
, 75001

28 mars 2012

[LFSM] Dum Dum Girls (+ Masquer + Mensch) @ Divan Du Monde

Crédit photo: Sarah Bastin

Du rock, de la bière et des femmes... C'est en tout cas l'impression que j'ai eu hier soir au Divan du Monde qui accueillait les Dum Dum Girls (+ Mensch + Masquer) pour la 15e édition du festival les Femmes S'en Mêlent. Mais ne vous méprenez pas, la grâce féminine était aussi au rendez-vous !

Il est un peu plus de 20h lorsque j'arrive dans la salle, déjà bien remplie, pour Masquer. Autant être honnête dès le début: Masquer je n'en avais jamais entendu parler, je partais donc sans apriori et pour une fois ça a payé. Sur scène ça donne Kicki Halmos et Pelle Lundqvist, deux suédois qui nous envoutent avec une pop sombre (aux allures parfois shoegaze) qui n'est pas sans rappeler les canadiens d'Austra. S'il y a un titre à retenir parmi tous ces bons morceaux ce serait sans doute "There was the smell of grease". Pour leur premier concert français, Masquer auront réussi le pari de mettre le public parisien dans leur poche et ça, ce n'est vraiment pas facile.

Une vingtaine de minutes plus tard, les suédois laissent la place à un autre duo, français cette fois: Mensch. Alors comment dire ? Mensch c'est sympa... mais sans plus. Pareil que pour Masquer, je ne connaissais pas et n'avais donc aucun préjugé sur le groupe. Les deux filles ont joué quelques chansons sympas, ont fait danser quelques personnes puis sont gentiment reparties après une reprise instrumentale de "She's Lost Control" de Joy Division. Je n'ai pas été conquise même si je suis sûre qu'il y a de bons éléments dans leur musique.

A vrai dire, la raison de ma présence au Divan du Monde n'était que pour voir les Dum Dum Girls (et, accessoirement, mourir de jalousie face à leurs jambes super belles, voilà c'est dit). Dee Dee et ses copines (notons la présence d'une nouvelle bassiste) arrivent sur scène et nous balancent de but en blanc le terrible "He Gets Me High". Les californiennes annoncent la couleur: ce soir elles comptent montrer au public parisien qu'elles ne sont pas qu'un simple girls group de plus à s'inspirer de la pop des 60's. Non, les Dum Dum Girls dégainent les grosses guitares ce soir et enflamment la salle avec des morceaux tels que "Bedroom Eyes", "Catholicked", "Jail La La" ou encore avec la balade aux allures plus pop: "Coming Down". C'est avec un show de près de 45 minutes et un rappel plus tard que les belles Dum Dum Girls nous quittent pour ravager une autre ville française à coup de grosses guitares (toujours aussi efficaces) et de jeu de jambes à la façon d'une star des 60's.

6 mars 2012

DETACHMENTS @ La Blanchisserie Boulogne


Detachments seront de retour dans la capitale le temps d'un concert à la Blanchisserie de Boulogne le 23 mars. Au programme, il y aura du bon son avec, évidemment, Detachments mais aussi Sydney Valette et Black Ozlem en dj set. Et pour marquer l'événement, Psychedelic Electric est partenaire de la soirée alors ça vous fait une raison de plus pour ne pas manquer ça !

3 mars 2012

AGENDA MARS 2012


Le mois de mars a à peine débuté qu'on ne sait plus où donner de la tête avec toutes ces soirées à venir alors on vous a préparé une liste (non exhaustive) des soirées et concerts à ne pas louper sur la capitale ce mois-ci !
  • 06/03: TSUGI NANOCLUB @ Café Chéri (infos)
  • 08/03: Meltones + Diagrams + Thousand @ La Flèche d'Or (infos)
  • 09/03: The Cameroscope Residency @ Social Club: Les Petits Pilous, DIM, Maelstrom, ADO, Piu Piu (infos)
  • 17/03: Excuse My French: Toxic Avenger, David le Deunff (Hocus Pocus), Dilemn, Soul K @ La Bellevilloise (infos)
  • 23/03: Detachments + Sydney Valette + Black Özlem (DJ set) @ La Blanchisserie Boulogne (infos)
  • 23/03: DECADE @ Social Club: Friendly Fires (dj set) + Aeroplane + Don Rimini + Feel My Bicep (infos)
  • 27/03: Dum Dum Girls + Masquer + Mensch (festival Les Femmes s'en Mêlent) @ Divan Du Monde (infos)
  • 29/03: Le Bonbon fête ses 3 ans @ Bus Palladium (infos)
  • 30/03: Marble 1st birthday @ Social Club: Basement Jaxx (dj set) + MYD + Marble Players (Para One, Surkin, Bobmo) (infos)
  • 31/03: Seas In Motion #5 @ Espace B: Electricity In Our Homes, The Murder Act + dj sets (infos)
  • 31/03: Garage is back @ Baron Samedi (infos)

20 févr. 2012

VOXPOP #24


On ne vous parle pas souvent de ce qui se passe dans la presse écrite musicale. On a décidé d'y remédier aujourd'hui en vous parlant de la sortie du dernier numéro de Voxpop. Dans ce numéro on retrouve un portrait des excellents Breton, une interview plus qu'intéressante de Air, qui signent leur retour avec un nouvel album et le reste, on vous laisse le découvrir par vous-même sinon ce ne serait pas drôle. Vous savez donc ce qui vous reste à faire: courez chez votre marchand de journaux pour vous procurer le numéro 24 de Voxpop.

16 févr. 2012

[CONCERT] SBTRKT @ le grand mix




Hier soir, motivée comme jamais (même après 50 minutes de métro) j'ai eu la chance d'assister au premier concert de la tournée française de SBTRKT (on dit subtract, au passage, ça peut toujours servir en société). Le concert était complet, ce qui provoqua chez moi un nouvel espoir en l'humanité je dois l'avouer mais une petite appréhension m'habitait. C'est quoi en vérité, en live du "post dubstep" ? Ca va pas être trop lent ? Ils ont vraiment des masques et on voit pas leur tête ? En fait SBTRKT, ce sera juste un mec sur scène, tout seul avec ses machines ? Réponse : c'est ineffable mais incroyablement génial, non, surtout pas, on voit bien leur tête derrière leur moitié de masque et SBTRKT c'est bien le producteur, mais sur scène il y'a aussi une batterie et une voix, Sampha.

Le set commence par Hold On et toutes mes appréhensions s'envolent au son de la sublime voix de Sampha. Les gens sont très réceptifs et ça fait plaisir à voir, en même temps on assiste en live à la retranscription d'un album démentiel et plus que novateur. Le producteur est derrière son masque, avec ses écouteurs, à la batterie et tout, et, au millimètre près, respecte les promesses de l'album. Tout au long de la soirée c'est d'ailleurs ce qui ressort le plus, la similitude entre le CD et la scène, mais pas d'une mauvaise façon. Je m'explique : la présence de la batterie amplifie en live ce qui était déjà un album planant et poignant et se confondre en effets de voice coder aurait dénaturé le charme simple qui sculpte la patte SBTRKT. Donc on enchaine sur un ou deux morceaux instrumentaux, le magique Trials of the past finit de me faire chavirer.

Tout l'album s'enchaine, on ne voit pas passer le temps, et Wildfire conclut un set magistral. Pas la version album mais celle avec Drake (encore un peu plus d'amour) et tous les gens autour de moi "chantent" les parties instrumentales. Chose inouïe pour moi, qui prouve bien l'implication du public dans le show. Un rappel d'un titre et au bout d'une heure et quart c'est déjà la fin.

Après avoir fait une review tout en nuances et objectivité, j'aimerais dire à tous ces gens qui considèrent le dubstep comme une catastrophe ou une épidémie en le cantonnant à Skrillex qu'ils feraient bien d'aller apprendre la vie dans une salle de concert plutôt qu'à travers des machines à haters.

Lucille

8 févr. 2012

[CONCERT]: Arctic Monkeys @ Zénith (4.02.12)



I was somewhat apprehensive as I walked towards Le Zenith on Saturday night. Europe has recently become an honorary member of the Arctic Circle and so I wasn’t terribly excited about the prospect of spending the next few hours in such a large, drafty-looking venue. However, having bought these gig tickets as presents for my Mum and flat mate’s birthdays, I was in no position to be complaining.

Le Zenith itself is an odd venue. As you enter, you’re herded like cattle through metal gates before having your bags unenthusiastically checked by unhappy looking staff and walking through a turnstile. It’s not only concert hall, it’s a cinema too. The beer is about the price of your average bar, which meant it was wallet-rape to drink there but nonetheless we loaded up on beer and merchandise and shuffled upstairs, happily taking some seats near the back. We weren’t too fussed about joining the pit.

The stage was a very, very long way away from us, but as soon as Miles Kane (the support act) came onstage we realised that this was not going to be a problem. The sound quality in Le Zenith is amazing. The combination of the acoustics, the mixing and the bands playing made it feel as though we were watching a studio recording whilst the bands pranced around in front of us. Except we weren’t.

Before this concert, I hadn’t heard any of Miles Kane’s work outside of The Last of the Shadow Puppets. My flat mate described it to me as ‘jolly’, which to start with made me smile, because it’s not a word that we use often anymore in England, but as I thought about it, I realised she was right. Miles Kane was exactly that, jolly. As he leapt around the stage singing about his loves lost and won you couldn’t help tapping your feet and bobbing your head.

The Arctic Monkey’s entrance was unceremonious. Unlike most of bands with their stature, they didn’t make a big fuss about themselves, which is somehow how I’d imagined they’d be. One minute the stage was empty and then suddenly there they were, doing their job. Playing music and playing it well. They effortlessly mixed tracks from their more recent albums with the songs that got them famous as teenagers. As they began to play I Bet You Look Good on the Dancefloor, I laughed quietly to myself. Around 2004, before they were famous, I was watching TV with my Dad and this song came on. I told him, quite confidently, that this band were going to be big. He laughed and said that they were mediocre indie. A year later, he loved them. Eight years later, I was watching them play in a venue that comfortably holds 6,300 people. How far these young lads from Sheffield have come.


17 janv. 2012

Breton - Blanket Rule



Il y a environ 2 ans j'ai claqué la porte du rock en laissant un mot "Rappelez moi quand il se passera quelque chose". En effet, comme dirait Gesaffelstein "Le rock n'a pas évolué comme genre. Même quand ils mettent des synthés, ça sonne comme il y'a trente ans". (Cf Tsugi n°48). J'ai plongé à corps perdu dans l’électronique, ou encore dans le rap pour y découvrir un univers qui semblait évoluer à la vitesse de la lumière comparé à celui dans lequel je me prélassais auparavant, développant une espèce d'insensibilité chronique à tout ce qui est M83, The Horrors, Arctic Monkeys (surtout le dernier album en fait) et autres groupes aux refrains interchangeables. J'étais bien depuis 2 ans, décidant de me fermer des portes et passer à autre chose, laissant les groupes qui m'ont mené à la musique (The Strokes, The Libertines) derrière moi et me tournant vers Sound Pellegrino, Marble ou autres OFWGKTA.

Seulement voilà, il y'a 3 mois, tandis que je trainais sur Tsugi, je clique négligemment sur le clip d'Edward The Confessor de Breton. Et là c'est la révélation : Il se passe quelque chose de nouveau dans ce foutu milieu ! Du rock certes pas conventionnel mais du rock qui évolue, qui casse les codes, s'élargit à l’électronique, aux références Hip hop aussi. Le groupe anglais (insistons sur ce fait) a, en plus, la main sur le cœur, collectionne les EP gratuits et assure pleinement sur scène (ce qui n'est pas le cas de tout le monde, cc Lana Del Rey). Après une petite recherche je suis d'abord tombée sur The Well qui a fini de faire me faire vaciller. L'alchimie est plutôt parfaite, l'immersion dans le morceau est inévitable, irrémédiable aussi. J'ai donc ensuite attendu le nouvel EP, qui est sorti aujourd'hui, pour me convaincre de ne pas être la victime innocente de la hype, et bien, bonne nouvelle, je ne le suis pas.

Les 5 titres que contient ce Blanket Rule sont réussis, reproduisent cette alchimie entre différents genres qui permet au groupe d'être atypique mais toujours plus approchable. Ordnance survey a ce quelque chose qui me rappelle les premiers frissons que j'ai eu pour Hot Chip sur One Life Stand mélangés aux émotions de Foals sur l'album Total Life Forever, c'est vous dire. Pour ceux qui veulent de l'émotion, du calme (il y en a toujours), vous y trouverez votre compte avec How Can They Tell.
Enfin cet EP est sans doute l'album du mois et définitivement la promesse d'un nouveau gros nom de la scène rock qui avait bien besoin d'ambition.

L'album sort fin Mars
Téléchargement de l'EP + nouvelles dates françaises ici